Le 23 mars dernier, nous avons organisé à l’Assemblée nationale, dans la salle Colbert, un colloque consacré à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et à l’engagement démocratique des jeunes. Soutenu par la Région Ile-de-France dans le cadre de son dispositif Europe, cet événement a réuni des étudiants de la Ukrainian Leadership Academy et de l’académie Notre Europe. 

La rencontre s’est ouverte avec les prises de parole de Edward Mayor, président de Stand With Ukraine, de Vadym Omelchenko, ambassadeur d’Ukraine en France, et de Gabriel Attal, président du groupe d’amitié France-Ukraine à l’Assemblée nationale. 

Le cœur du colloque a reposé sur un échange interactif entre les étudiants et trois intervenants : Cédric Guillon-Lavocat, chargé de la stratégie européenne et internationale de la Région Ile-de-France ; Joanna Placzek, cheffe de l’unité médiation et soutien au dialogue à la Direction générale des politiques extérieures du Parlement européen en France ; et Benjamin Couteau, chercheur au Jacques Delors Institute et au Centre Grande Europe. 

Les échanges ont d’abord rappelé un point central : l’Union européenne a besoin de l’Ukraine. Benjamin Couteau et Joanna Placzek ont souligné que cette intégration repose autant sur des valeurs communes que sur des atouts concrets : une armée expérimentée, une capacité d’innovation technologique et une agriculture performante. Dans un contexte où l’Europe et l’Ukraine font face à un ennemi commun, l’adhésion apparaît comme une démarche stratégique majeure. 

Ils ont également abordé les défis encore à relever, notamment en matière de lutte contre la corruption et de consolidation de l’État de droit. Sur ce point, Joanna Placzek a rappelé que des inquiétudes similaires avaient existé lors de l’intégration de la Pologne, qu’il s’agisse de l’intégration culturelle, du dumping social ou de l’accès aux fonds européens, avant d’être progressivement levées. 

De son côté, Cédric Guillon-Lavocat a mis en avant la réalité des coopérations déjà engagées entre la France et l’Ukraine, en particulier à l’échelle de la Région Île-de-France, à travers des partenariats entre municipalités, universités et acteurs de la recherche. 

Les étudiants ont ensuite interrogé les intervenants sur des sujets plus larges, notamment l’influence des équilibres géopolitiques actuels, les attentes respectives entre Européens et Ukrainiens, ou encore les perspectives concrètes d’intégration. Le colloque s’est conclu par le témoignage d’une étudiante ukrainienne, rappelant avec force l’ancrage historique de son pays en Europe, les valeurs partagées et la nécessité de voir cette appartenance pleinement reconnue.

Merci à l’ensemble des intervenants et aux étudiants pour la qualité et l’engagement des échanges.