Cette semaine, nous accompagnons une délégation de maires français à la 4ème édition du Sommet international des Villes et des Régions organisé par le président Volodymyr Zelenskyy.
Le déplacement a conduit les élus sur plusieurs sites devenus des symboles de l’histoire contemporaine de l’Ukraine, entre mémoire, guerre et résilience.
À Tchornobyl, 40 ans après la catastrophe nucléaire de 1986, la visite du site de la centrale a rappelé combien ce lieu reste profondément inscrit dans l’histoire européenne. Mais la centrale est aussi marquée par la guerre actuelle : occupée par les russes en 2022, le sarcophage en a été bombardé, cependant le site est désormais avant tout un symbole de la résistance ukrainienne.
Les élus ont également découvert Pripyat, ville fantôme figée dans le temps, avec son parc d’attractions abandonné et ses bâtiments désertés, témoins silencieux de la catastrophe.
La délégation s’est ensuite rendue à Borodianka, l’une des villes les plus durement touchées au début de l’invasion russe. Située sur un axe stratégique vers Kyiv, cette commune a subi des bombardements massifs qui ont détruit des quartiers entiers et causé la mort de centaines de civils. Malgré cela, la ville est aussi devenue un symbole de la résilience ukrainienne : reconstruction des bâtiments, réouverture des écoles et des commerces, retour progressif de la vie.
Enfin, les élus ont pu voir de leurs propres yeux les ravages des bombardements russes à Kyiv. Dans la nuit de samedi à dimanche, la Russie a lancé près de 90 missiles et 600 drones contre l’Ukraine. Si les défenses ukrainiennes ont intercepté la majorité des attaques, les frappes ont néanmoins causé d’importants dégâts : près de 300 infrastructures touchées dans la capitale, dont 150 bâtiments résidentiels. Le bilan provisoire fait état de 87 blessés, dont trois enfants, tandis que les secours s’activent à déblayer les décombres.
Ces visites rappellent une réalité essentielle : derrière les chiffres et les analyses géopolitiques, la guerre en Ukraine touche des villes, des familles et des vies humaines. Elles rappellent aussi que, malgré les destructions, l’Ukraine continue de résister, de reconstruire et de regarder vers l’avenir.
